
Préhistoire au Portugal
4 – 14 octobre 2001

Lisbonne, église ornée d'azulejos
JOUR 1 : NICE – SAINT JEAN DE LUZ
Départ à 6h30 de Cap 3000. Pique-nique tiré du sac sur les bords du canal du Midi. Coucher à Saint-Jean-de-Luz.
JOUR 2 : SAINT JEAN DE LUZ – CELORICIO DA BEIRA
Route en Espagne par Burgos, Valladolid, Salamanca. Coucher à Celoricio da Beira.
JOUR 3 : PENASCOSA
Le matin : repos. L'après-midi, visite du Parc archéologique de la Vallée du Côa, gravures du site de Penascosa. Coucher à Celoricio da Beira.
Citânia de Briteiros
JOUR 4 : CELORICIO DA BEIRA – GUIMARAES – SANTO TIRSO
Le matin, Parc archéologique de la Vallée du Côa, gravures du site de Canada do Inferno. L'après-midi, route vers Braga. Visite du village fortifié de l'Âge du Fer à Citânia de Briteiros et du village de Guimaraes. Coucher à Santo Tirso.
JOUR 5 : BRAGA, VIANA DO CASTELLO
Le matin, près de Braga, visite de Bom Jesus do Monte, escalier des cinq sens et des trois vertus, typique du baroque du Nord du Portugal (XVIIIe siècle). L'après-midi, visite de Viana do Castelo, son dolmen, sa vieille ville renaissance et manuéline, son musée aux azulejos du XVIIIe et faïences portugaises. Coucher à Santo Tirso.
JOUR 6 : SANTO TIRSO – PORTO – ALCOBAÇA
Le matin, route vers Porto, tour de ville, visite d'une cave et déjeuner “Chez lapin”. L'après-midi, route de Porto à Coimbra, visite de la ville romaine de Conimbriga et tour de ville de Coimbra. Coucher à Alcobaça.
JOUR 7 : ALCOBAÇA – LISBONNE
Le matin, à Bathalha, visite du monastère Sainte Marie de la Victoire, chef-d'œuvre d'art gothique et manuélin. Visite de l'abbaye cistercienne à Alcobaça. L'après-midi, route vers Lisbonne et visite guidée de la ville. Coucher à Lisbonne.
JOUR 8 : LISBONNE – EVORA
le matin, visite du Musée archéologique de Lisbonne et tour de ville. Après-midi libre dans Lisbonne (à gauche, Mosteiro dos Jerónimos à Belém). En fin d'après-midi, route vers Evora. Coucher à Evora.
JOUR 9 : EVORA – NAVALMORAL DE LA MATA
Le matin, visite du circuit mégalithique d'Evora. L'après-midi, route vers les environs de Madrid. Coucher en Espagne à Navalmoral de la Mata.
JOUR 10 : NAVALMORAL DE LA MATA – LERIDA
Route de Navalmoral vers Lerida par la Castille. Coucher à Lerida.
JOUR 11 : LERIDA – NICE
Retour à Nice. Départ à 8h, arrivée vers 20h.
Le Musée des Azulejos à Lisbonne

Scène de chasse (Cena de caça, partie centrale d'un panneau de 166 x 517 cm, ca. 1680, Lisboa)
Non prévue au programme, la visite de ce musée n'a été faite que par une dizaine d'entre nous à la place du repas de midi (pas exactement “à la place”, il est vrai, dans la mesure où la visite s'est agréablement achevée à la cafétéria du musée).
- Etymologie. Contrairement à ce que l'on dit souvent (même certains guides), le mot Azulejos (prononciation portugaise: azulæɨʒʊʃ ou, plus compréhensible, Azouleuijouch, quoique… la différence entre les deux “ou” n'étant pas très évidente, sauf peut-être pour un Portugais…), Azulejos donc ne dérive pas du mot azul (bleu) mais de l'arabe Al zulaycha ou zuleija ou al zulaydj qui signifie petite pierre polie. D'ailleurs, les azulejos bleus que l'on trouve en grande quantité dans les églises ne datent que du XVIIIe siècle ; les premiers azulejos étaient polychromes, comme ils tendront à le redevenir vers le milieu du XIXe siècle.
- Technique. Quatre techniques ont été utilisées successivement dans les premiers temps :
- Alicatado : des tuiles carrées unies étaient cuites puis découpées en formes plus ou moins géométriques collées au ciment sur un support pour réaliser une décoration de type marqueterie.
- Corda-Seca : sur un support plan carré, le dessin du motif décoratif était réalisé au moyen d'un mélange d'huile de lin et d'oxyde de manganèse puis la couleur était déposée entre les lignes qui empêchaient le mélange des couleurs et devenaient noires après cuisson.
- Relevo : à partir d'un moule, une tuile carrée était réalisée avec un fort relief, sur lequel étaient déposées les couleurs.
- Aresta : même technique utilisant un moule mais à relief faible et filiforme entourant et séparant les couleurs.
- Une cinquième technique, classique, a été utilisée par la suite : le dépôt des couleurs sans séparation, en priant pour qu'elles ne se mélangent pas trop avant la cuisson.
Infime partie du panneau représentant la ville de Lisbonne au XVIIIe
Le Musée présente une grande collection d'œuvres de tous les siècles, y compris le dernier (le XXe bien sûr). A l'origine les azulejos sont d'inspiration religieuse avec des décors polychromes de plantes et animaux, puis ce sont des panneaux bleus très grands qui décorent les chœurs des églises à partir du XVIIe. Certains décors imposants du XVIIIe sont conçus pour être installés sur le mur d'un escalier ; les tuiles utilisées sont alors en forme de losange et non de carré. D'autres sont “gigantesques” comme cette représentation de la ville de Lisbonne et de ses environs au XVIIIe, un panneau superbe et passionnant, de plus de 10 m de long installé sur le mur d'une cour intérieure. De nombreux panneaux sont profanes, et parmi eux une caricature du genre humain : des singes en carrosses avec leurs singes laquais et cochers, et des singes du peuple jouant aux cartes, fumant, buvant… A noter qu'une calèche était décorée d'une tête… d'homme, seule représentation humaine du panneau.
Le Musée méritait effectivement une visite. A programmer par ceux qui auront l'occasion de retourner à Lisboa.
A.M.
La ville de Lisbonne, impossible à photographier en entier...




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